L’appel des musulmans contre les attentats

Cet appel contre les attentats commis en France (paru dans JDD 31 juillet) oublie de mentionner l’attentat contre l’Hyper kasher de Vincennes. C’est un oubli très signifiant, un vrai lapsus qui avoue la haine antijuive logée au cœur de l’identité islamique, dans son texte fondateur, le Coran. Tout ceux qui sont élevés dans cette culture ont plus ou moins mémorisé des versets du Coran, tous pleins de vindicte envers les juifs.

Pourquoi cette vindicte si spéciale (que les occidentaux découvrent à peine alors qu’elle a plus de 13 siècles) ? Parce que c’est à la Bible hébraïque que le Coran emprunte l’essentiel de sa substance. Et lorsque vous plagiez le livre de quelqu’un, il vous devient antipathique surtout s’il ne suit pas la « vraie » version du texte, la vôtre, bien sûr. Le Coran maudit les juifs parce que le Dieu qui l’a dicté n’a pas pu faire autrement que de copier la Bible hébraïque en accusant les scribes qui l’ont écrite de l’avoir faussée, de n’avoir pas annoncé nommément l’arrivée de Mohamed.

C’est ce schéma qui conditionne le rejet instinctif des juifs, chez les auteurs de l’appel et chez la plupart des musulmans. Non pas qu’ils vivent cette vindicte à chaque instant, ils peuvent même l’oublier quand ils copinent avec des juifs, mais elle ne les oublie pas lors des moments décisifs où ils « prennent position » ; elle les rattrape et elle se parle à travers eux, même à leur insu, même par des silences.

Autre fait éloquent : des musulmans avertis soulignent que dans l’attentat de Nice, il y a eu une terrible nouveauté : pour la première fois, on a tué des enfants. Ils oublient l’attentat de Toulouse  contre une école juive, où chacun a vu à la télé ce bon  islamiste traîner par les cheveux une fillette avant de lui loger une balle dans la tête. Mais ce n’était pas une enfant, c’était une juive.